Murielle Van Boxem: la ligue pour le droit au bonheur & les “Bilderbergs” sont ils les maîtres du monde


Propos recueillis par Stéphanie BOY

Titulaire d’un Master in Business Administration, elle a dirigé un cabinet européen en ingénierie des ressources humaines, et créé un cabinet de formation, conseil et audit en management et marketing. Experte en management opérationnel, spécialiste de la gestion ” sur le terrain”, Murielle Van Boxem voit bien au delà des concepts.  “Depuis 20 ans, Les modèles, procédures, méthodes et outils développés par Formark Europe apportent aux dirigeants et salariés des repères concrets, un mieux-être et un gain de temps substantiel. Au coeur du village mondial, dans un univers guidé par l’incertitude et l’instantanéité, nous aidons les dirigeants à déterminer le cap, à le calculer et à l’ajuster” explique-t-elle. “il faudra inventer le futur sur des bases totalement différentes du XXe siècle et nous appuyer sur la richesse de nos diversités. Les consultants et formateurs Formark Europe issus d’entreprises réputées ou d’institutions, ayant tous dirigé des équipes, évitent aux dirigeants et managers de nos clients bien des pièges, des échecs et des pertes de temps.

“L’art de poser la bonne question est au coeur des stratégies du management , comme le savait fort bien Wilfried Martens, ancien Premier ministre. Belge qui  obtint notamment  une certaine pacification dans le dossier linguistique en concrétisant l’existence de la Région wallonne et de la Région flamande en 1980 et en laissant le problème de la création de la Région de Bruxelles-Capitale au frigo. Et avant de faire une loi l’idéal c’est qu’il y ait l’usage, qui en montre le chemin. sinon les gens trouvent lois imposées injuste et se révoltent contre un pouvoir  qu’ils ont élu mais dans lequel ils ne se reconnaissent plus,  car ils ont l’impression à juste titre de ne pas être consultés2.

Quelle est donc la mauvaise question ne se pose aujourd’hui le gouvernement français, par exemple? Comment gérer et payer les retraites, avec 1 actif  qui travaille aujourd’hui pour payer la retraite de 3 personnes, alors qu’il y a quelques années le ratio  était à l’inverse de 3 actifs travaillant pour un  retraité?  “Il est bien évident que le système tel qu’il se présente, à du mal à tourner. La crise actuelle traversée par le gouvernement français dans sa gestion de l’avenir des retraite ” explique Murielle Van Boxem ” démontre bien comment les choix de systèmes  sont déterminants”. En effet les pays comme le Belgique, les Lands Allemands ou bien encore… Monaco, qui ont choisi un système de retraite à points, sont beaucoup moins sur la sellette et semblent s’en tirer beaucoup mieux face à ce problème. De fait lorsque les gens ont le choix,  ce qui est le cas avec le système de retraite à point, dans lequel ils peuvent décider de partir à la retraite dès 51 ans, on constate qu’ils…décident  de travailler plus longtemps afin d’optimiser leurs ressources. Ainsi les caisses de retraite de ces pays se remplissent mieux, même si malgré tout, cela ne comble pas tout le déficit”

“Plus généralement, tous nos systèmes de retraite sont sur une pente vraiment glissante et bien “malades”:  pour les “soigner” il faut trouver de l’argent et proposer d’autres solutions que celles déjà utilisées qui ne fonctionnent pas. Une piste serait qu’au lieu encore une fois de faire payer les ouvriers et le peuple, on s’adresser… aux banques, en leur faisant remarquer qu’on leur a prêté beaucoup d’argent et qu’il serait peut être temps qu’elles arrêtent de jouer à la roulette et de gérer l’argent qui leur est confié comme si elles jouaient au Casino.  L’affaire Kerviel à ce sujet est exemplaire: un dispositif fiscal  a permis  à la banque de récupérer 1,7 milliard d’euros d’économie d’impôt sur les 4,9 milliards perdus en 2008 , car la fiscalité des sociétés leur permet de bénéficier, en cas de pertes exceptionnelles sur un exercice donné, d’une déduction d’impôt. Elle atteint un tiers de la somme perdue, soit le taux d’imposition normal des sociétés.  Les banques oublient tout simplement que les véritables clients sont  les contribuables, vous, nous. là encore, je dois dire que j’ai du mal avec le système bancaire français. J’ai vraiment l’impression que les clients des banques ont en fait de véritables otages. Ce n’est pas du tout la même chose en Belgique, où ma banque me semble t il me respecte beaucoup plus… On pourrait aussi arrêter de jouer le jeu des républiques bananières: la dette du Zaïre  est de 8 milliards d’euros, ce qui représente le montant… de la fortune personnelle amassée par le président Mobutu… cela laisse songeur, non?

“Les gouvernement utilisent beaucoup la peur pour faire passer leurs messages aux populations c’et dommage. ils réussiraient bien mieux s’ils cherchaient plutôt à éduquer les masses.Une  bonne question serait de repositionner les citoyens dans l’ensemble du tissus social. Les jeunes, les adultes qui travaillent, les seniors; qu’attend on de chacun? Je suis sûre  par exemple que bien des senior seraient heureux de jouer les ” grand parents adoptifs” et de soulager ainsi le budget et l’emploi du temps de jeunes ménages”. On peut aussi générer des économies de fonctionnement. Par exemple dans certains pays les caisse  sociales et les caisses de retraite sont couplées. je suis aussi choquée par l’attitude des médecins français qui cèdent si facilement aux charmes des grands groupes pharmaceutiques, et prescrivent à tour de bras des ordonnances longues de dizaines de médicament, là ou un praticien belge ou anglais,  plus orientés vers des médecines plus douces et naturelle bien moins dispendieuses, vous conseillera tisane, repos et régime alimentaire. Le lobbying des grands groupes est certes puissant, mais encore une fois si on pose les bonnes questions on aboutira à une société qui va évoluer et dans laquelle chacun trouvera sa vraie valeur. Quelle est la place de chacune dans la société? Quand il n’y a pas de définition claire des rôles et des attentes, chacun se sent floué ou abusé”

La planète est elle  aujourd’hui dirigée par une constellation d’organisations au rôle exécutif ou politique? Certaines personnes-clé, leadears politiques de premier plan, ou inconnus du grand public, peuvent-elles être considérées comme les Maitres du Monde? Peut on  craindre de voir une structure collégiale abritant un petit nombre de personnes prendre, sans contrôle démocratique par des tiers, des décisions importantes en économie ou en politique?

On peut se demander  si il existe véritablement des groupe d’initiés qui tireraient  les ficelle. Au pouvoir déclinant des gouvernements des états-nations , ne se serait-il pas  substitué un nouveau pouvoir, planétaire, global, échappant au contrôle de la démocratie? Les citoyens continuent d’élire des institutions nationales alors que le pouvoir réel semble bien avoir été déplacé vers de nouveaux centres: le pouvoir économique et financier, le pouvoir militaire et policier et le pouvoir scientifique. Le pouvoir politique du système étant exercé par une quatrième catégorie d’organisations: les “clubs de réflexion”, réseaux d’influence, ou réunions de “global leaders” comme le Groupe de Bilderberg ou le World Economic Forum de Davos.

Nous vivons depuis dix ans un changement radical du type de régime politique dans les pays occidentaux, avec l’avènement d’un nouveau pouvoir, celui des réseaux économiques et financiers. Voici les raisons pour lesquelles nous pouvons dire que nous ne sommes déjà plus tout à fait en démocratie. Toutes ces organisations ne sont pas concurrentes mais étroitement liées et complémentaires. Elles forment un ensemble dont la cohésion est assurée par l’appartenance simultanée de certaines personnalités à plusieurs organisations. Ces structures sont sous l’influence des lobbies industriels qui sont les grands inspirateurs de la réglementation européenne. La politique européenne est élaborée en étroite collaboration avec l’European Round Table qui rassemble les dirigeants des grandes multinationales européennes. Enfin, beaucoup de Commissaires Européens sont très liés à des multinationales ou à des réseaux d’influences favorables au libéralisme et à la mondialisation. Par ailleurs, de nombreux commissaires européens sont membres du très puissant “Groupe de Bilderberg

Le Groupe de Bilderberg  est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Pour ceux qui enquêtent sur les réseaux de pouvoir, c’est un véritable gouvernement mondial occulte. Au cours de ses réunions, des décisions stratégiques essentielles  sont prises, hors des institutions démocratiques où ces débats devraient normalement avoir lieu. Les orientations stratégiques décidées par le Groupe de Bilderberg peuvent concerner le début d’une guerre, l’initiation d’une crise économique ou au contraire d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires ou boursières majeures, les alternances politiques dans les “démocraties”, les politiques sociales, ou encore la gestion démographique de la planète. Ces orientations conditionnent ensuite les décisions des institutions subalternes comme le G8 ou les gouvernements des états. Quelques journalistes dévoués à la “pensée unique” peuvent être parfois présent, mais rien ne doit filtrer des discussions. Il est interdit de prendre des notes ou de faire des déclarations à la presse. On compte parmi les fondateurs le prince Bernhard des Pays-BasDenis Healey (ex-ministre des finances britannique), Joseph Retinger (diplomate polonais, connu pour son fédéralisme et pour son rôle dans la construction européenne), David Rockefeller (banquier américain), Joseph Luns (ex-secrétaire général de l’OTAN) et Paul Van Zeeland (ex-premier ministre belge et banquier). Certaines sources citent également Paul Rijkens, ancien PDG du groupe de produits de grande consommation Unilever.  Selon l’historienne Chloé Maurel, le groupe Bilderberg prendrait des décisions politiques et économiques importantes, dans l’opacité et sans aucun contrôle démocratique

Dans le même ordre d’idée,  on peut évoquer le groupe Carlyle Group, une société privée basée à  Washington D.C. aux USA, spécialisée dans l’investissement et la défense, et qui a été fondée en 1987 par William E. Conway, Jr., Daniel A. D’Aniello, Stephen L. Norris, Greg A. Rosenbaum, et David M. Rubenstein. Carlyle a un capital de 58.8 milliards de dollars et a plus de 1000 investisseurs dans 57 différents pays. Carlyle ne vend pas de parts boursières, et donc n’existe pas à  la Bourse. La collection de personnages influents qui travaillent, ont travaillé, ou ont investi dans ce groupe laisse incrédule. John Major: Ancien Premier Ministre du Royaume-Uni avant Tony Blair; Fidel Ramos: Président des Philippines; Park Tae Joon: Ancien Premier Ministre Sud Coréen; Le Prince d’Arabie Saoudite, Al-Walid; Colin Powell, le Secrétaire d’Etat durant l’administration Bush Junior de 2000 à  2004; James Baker III: ancien Secrétaire d’Etat; Caspar Weinberger: Secrétaire d’Etat à  la Défense; Richard Darman: Directeur du Budget de la Maison Blanche; Le Milliardaire George Soros et quelques membres de la famille Ben Laden, Alice Albright la fille de Madeleine Albright, Arthur Lewitt, William Kennard. Et aussi les Européens: Karl Otto Poehl: Président du Bundesbank; Etienne D’Avignon (Davignon) qui est président de la Belgian Generale Holding Company. Cette liste officielle provenant du site de Carlyle évolue régulièrement…

La question essentielle, celle  que devraient se poser tous les membres éminents de ces “clubs de réflexion”, réseaux d’influence, ou autres  “global leaders” , est celle du changement de dogme, de paradigme. Toutes les croyances deviennent invalidantes. Par exemple le concept de droit au bonheur aujourd’hui fait presque sourire, surtout quand on l’oppose aux “lois du marché” qui dirigent l’économie. Et pourtant en rendant le droit au bonheur aux citoyens, aux entreprises, en rendant les gens heureux, on les rend plus performants. Il faut remettre l’homme au dessus des lois du marché. j’ai tout ce qu’il faut pour le démontrer.

C’est dans cet objectif que  nous avons crée la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur, qui sert le porte parole international. La première réaction des gens lorsqu’on évoque le droit au bonheur, est le doute, car nous sommes manipulé pour ne pas y croire, cela même alors qu’il est inscrit dans la constitutions de certains pays, les Etats unis entre autres. L’objectif de la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur est avant tout de nous expliquer comment le revendiquer. Subordonner le lois du marché au droit au bonheur  ne peut que rendre les entreprises plus compétitives. Nous devons ouvrir les yeux, et nous libérer d’un conditionnement qui est le frein à notre épanouissement. Le but est de travailler ensemble, citoyens, gouvernements et entreprises pour trouver le juste équilibre entre ces lois du marché et le droit au bonheur. Notre éducation nous apprend  rarement à poser et à nous poser les bonnes questions pour devenir des citoyens libres de leurs choix capables de renoncer à leurs peurs. Nous pouvons choisir de devenir les maîtres du jeu… ou rester esclaves de nos croyances

Comment parler de droit au bonheur alors que certains n’ont même pas un toi, direz vous? Et si justement ceux qui n’ont pas de toit n’avaient pas posé la bonne question? Si justement ils n’ont pas pu exercer leur droit au bonheur?

Le droit au bonheur doit devenir une priorité pour les gouvernements et les entreprises. Le but de la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur est de faire prendre conscience aux citoyens qu’ils peuvent  faire pression sur leurs gouvernements et les entreprises afin qu’ils placent enfin le droit au bonheur au coeur de leurs objectifs. Les bénéfices individuels et collectifs que nous pouvons en retirer se retrouveront dans toutes les situations quotidiennes. La Ligue Mondiale du Droit au Bonheur est le porte parole des citoyens auprès de nombreuses organisations: Nations Unies, Unesco, OMT, OMC, OCDE, OMS, Banque Mondiale, Conseil de l’Europe, Union européenne et Ligue Arabe entre autres

www.liguemondialepourledroitaubonheur.com

www.worldleaguefortherighttohappiness.com

Et si la grande récession que nous traversons permettait à l’Europe de se construire?


 

compte rendu conférence de Michel Pébereau Président dhonneur BNP Paribas

Le Jeudi 21 février 2013 la MONACO MEDITERRANEE FOUNDATION  organisait Sous le Haut Patronage de SAS Le Prince Albert II une passionnante conférence de Monsieur Michel Pébereau, Président  d’Honneur de BNP PARIBAS, Membre de l’Institut de France sur ce thème d’une actualité brûlante: « La crise des dettes souveraines dans la zone euro»

 Compte rendu par Michelle Allardi

NDLR Michel Pébereau, ancien haut-fonctionnaire français ,  Inspecteur général des finances, conduit la privatisation de la BNP dont il devient le PDG en 1993, puis sa fusion avec la banque d’affaires Paribas en 2000 pour former BNP Paribas qu’il dirige jusqu’en 2003 et dont il est le président du conseil d’administration depuis cette date. Il quitter la présidence de BNP Paribas le 1er  décembre 2011. Parallèlement à son activité de banquier, il enseigne à l’Institut d’études politiques de Paris en tant que maître de conférences de 1968 à 1980, puis en tant que professeur de 1980 à 2000. Il est président du conseil de direction de l’établissement. Il  a été considéré comme le conseiller le plus influent auprès du président Nicolas Sarkozy quant à la politique financière.En 2009, il est de nouveau élu « Financier de l’Année » avec Baudouin Prot. Michel Pébereau a par ailleurs été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur en 2008

Lors de cette conférence, organisée par la MONACO MEDITERRANEE FOUNDATION, il a partagé son analyse de la crise de la dette souveraine dans la zone euro et les risque de défaillance d’états, qui  fragilisent les économies, dans le sillage de la crise financière de 2007-2010 .

« Lors de la création de l’euro,  » explique t il  » on s’est trouvé confronté à plusieurs lacunes. – La libre circulation des travailleurs n’offrait pas la possibilité de donner une réponse
différenciée en fonction des pays, cela de plus dans une zone monétaire non optimale.

– On avait prévu et pensé qu’on n’aurait pas à être confronté à des problèmes de dette souveraine, puisque chaque état devait appliquer les règles de bonne gestion des déficit public, soit au maximum 3% du pib et 60% du PNB. On savait que si ces règles n’étaient pas respectées, on entrait en zone de risque, les états n’étant alors plus capables de rembourser leurs dettes, ce qui entraînerait une fragilisation de la monnaie commune.

Hélas! Les bonnes règles de gestion ont vite été oubliées. Et on a laissé rentrer dans l’Europe des pays qui ne correspondaient pas aux critères établis, comme l’Italie et la Belgique, en leur disant qu’ils devraient de s’améliorer au fil du temps. Idem ensuite pour la Grèce. Quand finalement le Chancellier Allemand Gerhard Schroeder et Jacques Chirac en octobre 2002, s’accordent pour faire respecter le Pacte de stabilité et de croissance avec une certaine  » flexibilité « , en fonction de la conjoncture internationale, ils admettent implicitement qu’il est donc possible ne pas tenir compte de ces règles budgétaires; malgré les  résistances des pays et des organismes concernés, tout le monde a oublié qu’elles étaient le socle de la solidité de l’euro.

De même quand en Juin 2012 le Groupe des 20 ( NDLR le G20 a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990 et représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale) déclare que les états membres peuvent augmenter la demande publique, cela a eu pour conséquences…  d’augmenter la dette publique. Cette décision est prise officiellement pour éviter la dépression. Mais il l faut bien dire aussi que depuis 81 pour ce qui est de l’administration et depuis 75 pour l’Etat, le déficit est chronique en France.

Ainsi lors de la 2 éme crise, la demande publique s’était substituée à la demande privée.

On va voir que la 3e me crise économique, celle de la grande récession que nous traversons aujourd’hui, à contrario, a permis à l’Europe de se construire.

Le cas de la Grèce et la crise de confiance

Il est vrai que d’habitude, les investisseurs pensent que les gens à qui ils ont prêté de l’argent vont les rembourser, et qu’ils vont pouvoir  » « récupérer leurs billes ». Les maladresses autour du cas grec son épouvantables. En 2010 en plus de ce non respect des règles de bases de bonne gestion des déficit public ( au maximum 3% du pib et 60% du PNB ) , le gouvernement grec déclare que les comptes du gouvernement précédent sont faux. Cela a bien entendu engendré une grave crise de confiance.
Les investisseurs se sont retrouvés dans le flou. En Grèce le peuple a refusé les plans d’austérité et on en est arrivé à se demander si ce pays resterait dans l’Europe. La France et l’Allemagne suggèrent alors un effort aux investisseurs et leur proposent d’abandonner une partie de leurs créances. Finalement l’Europe décide qu’on abandonnera 50 % du nominal de la dette et 70% cent réel au profit de la Grèce: cela fait désordre!

Le scénario qui suit est connu: la crise fait tâche d’huile et s’étend à l’Espagne, à l’Irlande, au Portugal et à l’Italie où l’ on découvre aussi de graves problèmes et où Berlusconi refuse le plan de rigueur .

Cette crise de confiance entraîne un grave risque de déstabilisation qui pourrait gangrener tout le système: Il est vrai que d’habitude, les investisseurs pensent que les gens à qui ils ont prêté de l’argent vont les rembourser. De plus le contexte est difficile: la zone euros a des ennemis qui se réjouissent de ses déboires. Elle est fragilisée car elle n’est pas par définition une zone monétaire optimale.

NDLR: la zone Euro, une zone monétaire non optimale: les pays membres ne sont pas tous intégrés économiquement ; leurs économies risquent de réagir pas trop différemment aux chocs économiques ; il n’existe pas vraiment des mécanismes aptes à remédier aux divergences existantes ou pouvant apparaître.)

Ensuite l’euro est, après le dollar, la 2 ème monnaie de réserve, ce qui crée des jalousies chez nos adversaires. De plus Wall Street, Reuters, Bloomberg et les agences de notation sont plutôt hostiles à l’euro. Le climat est donc difficile pour notre monnaie.

Aujourd’hui, la crise n’est pas pas terminée;  elle peut se ranimer si la Grèce, Chypre ou d’autre pays n’atteignent pas les objectifs fixés… pourtant cette crise a un bon côté car à contrario elle a permis de faire avancer la construction de l’Europe. En effet, le 10 mai 2010 les ministres des Finances des Vingt-Sept ont annoncé la mise en place d’un « Fonds européen de stabilité financière » (FESF), de l’ordre de 750 milliards d’euros, pour financer d’éventuels autres sauvetages afin d’éviter que la crise grecque ne s’étende à l’Espagne, au Portugal, voire à l’Italie.

NDLR: Ce « Fonds européen de stabilité financière » (FESF),vise à permettre aux États membres de l’Union européenne d’être solidaires les uns des autres tout en restant compétitifs dans l’économie mondiale, considérés par certains comme des instruments essentiels de la solidarité entre les États membres, les Fonds structurels sont décriés par d’autres, qui estiment qu’il s’agit d’une perte de milliards d’euros. Dans le contexte de la crise de la dette dans la zone euro, plusieurs pays (comme la France ou l’Allemagne) proposent de suspendre les Fonds structurels aux pays de la zone euro qui ne réduisent pas leurs déficits. Il s’agirait donc de rendre conditionnelle la distribution de ces Fonds. Au sein des institutions européennes, le débat est toujours en vigueur pour décider de l’attitude à adopter : faut-il cesser de distribuer les Fonds pour sanctionner les pays qui ne réduisent pas leur déficit, ou au contraire maintenir les Fonds afin de les aider à faire face à ce problème ?).

Depuis cette date, la mise ne place de ce FESF apporte enfin une stabilité financière malgré refus de base des allemands pour régler les cas du Portugal et de l’Irlande . Lors de l’été 2011, c’est la crise aux USA, qui sont dégradés par Standard and Poor’s. L’Europe cherche un mécanisme pérenne. Le jeudi 21 juillet 2011, les Européenset le FMI ont adopté les grandes lignes d’un second plan de sauvetage.

Malgré une mauvaise presse,  fin octobre 2011, 17 pays d’Europe avaient approuvé ce mécanisme et après d’âpres négociations, liées notamment à la volonté exprimée lors d’un vote au Bundestag de la quasi-totalité des partis allemands delimiter les garanties allemandes aux pays en crise et de ne pas «faire payer » uniquement les contribuables, mais également les banques, un accord est trouvé le 27 octobre au matin. Il prévoit : un
abandon par les banques privées de 50 % de la dette publique qu’elles détiennent sur la Grèce (la BCE et le FMI ne sont pas concernés).

NDLR: Cet accord a été particulièrement difficile à atteindre du fait de la résistance des banques. Les banques des pays défaillants doivent être recapitalisées pour un montant de 106 milliards d’euros (30 milliards pour la Grèce, 26,1 milliard pour l’Espagne, 14,7 milliards pour l’Italie, 8,8 milliards pour la France et 5,1 milliards pour l’Allemagne). La recapitalisation sera faite soit par appel à l’épargne, soit par les États, soit, en dernier ressort, par le FESF ; le FESF n’est pas autorisé à devenir une banque mais un effet de levier va être recherché par « un rehaussement de crédit pour de nouvelles émissions par les États membres » et/ou en faisant appel de façon complémentaire à des investisseurs privés ou souverains, en coopération avec le FMI.

La Grèce accepte le plan d’austérité. Personne ne quitte la zone euro … L’Europe fait donc du bon travail et renforce son unité .

NDLR: ÉVOLUTION DU RÔLE DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE : Le 10 mai 2010 la BCE décide de permettre aux banques centrales de la zone d’acheter de la dette publique et de la dette privée sur les marchés secondaires. En décembre 2010, la BCE qui a acheté pour 72 milliards d’obligations d’État demande une augmentation de capital. Le 16 décembre, le Conseil des gouverneurs décide d’augmenter de 5 milliards d’Euro le capital de la BCE pour le porter à 10,76 milliards en plusieurs étapes s’étalant jusqu’à la fin de l’année 2012

La BCE , indépendante depuis 2007, a donc décidé dés le début crise financière, d’inonder le marché de liquidité. Comme cela se fait aux USA depuis l’arrivée Greenspan. En Europe c’était jusque là extravagant de prêter à toutes les banques qui le demandaient. La BCE décide d’intervenir sur les marchés grecs et portugais et irlandais. Puis plus récemment elle décide d’aider les états qui font preuve de bonne volonté.

NLDR: L’objectif principal de la réglementation UEM est de compléter le marché unique européen par une monnaie unique et une grande stabilité des prix. L’Union Economique et Monétaire (Union européenne) ne peut pas prendre de décisions contraignantes. Son pouvoir est insuffisant. Si elle peut étudier les budgets des états, et renforcer la coordination des équipes économiques, elle ne peut pas prendre dedécisions contraignantes. Contrairement à l’UEM, l’UE a, dans ces domaines, un rôle de coordination mais peut aussi prendre des décisions contraignantes. L’influence de la Commission européenne et du Parlement européen est donc plus importante en matière d’emploi, marché unique, etc. que dans le contexte de l’UEM.

Est il possible d’envisager la faillite d’Etats ? Aujourd’hui l’Europe cherche à pérenniser les mécanisme de stabilité financière mis en place et à créer une union bancaire Face à la crise, comment raisonne votre gestionnaire? Il gère votre argent et il a le devoir d’information, de conseil et de diligence, naturellement. Dans cette situation critique, il va vérifier que la confiance est rétablie et que les marchés sont rassurés sur la pérennité de la zone euro, la maîtrise la dette publique… par exemple, en Italie le taux d’emprunt a baissé récemment, ce qui est plutôt bon signe!

NDLR au 10/ 01 2013, Les taux d’emprunt se sont légèrement tendus sur le marché obligataire en zone euro, à l’exception de ceux de l’Italie. Le taux à 10 ans de l’Espagne progressait à 5,025% (contre 5,018% mardi à la clôture) sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise. En revanche, le taux de l’Italie baissait à 4,181% (contre 4,217%), alors que l’emprunt syndiqué de 6 milliards d’euros à échéance 2028 lancé mardi par le pays a suscité une forte demande, notamment parmi les investisseurs étrangers. Sur leur lancée de la fin 2012, les taux des pays fragiles ont connu en tout début d’année une large détente, au moment où les investisseurs profitaient d’un environnement plus favorable en zone euro, en particulier grâce aux promesses d’action de la Banque centrale européenne (BCE). Ces taux ont toutefois tendance à peu évoluer, voir à se tendre un peu, comme celui de l’Espagne qui est repassé récemment au-dessus des 5%, en l’absence de nouvelles majeures.

Pour éviter une nouvelle poussée de fièvre il faut que les états reviennent a une gestion convenable et arrêtent de vivre à crédit et au dessus de leurs moyens. Le risque aujourd’hui c’est que les marchés arrêtent de prêter aux états qui financent avec leurs emprunts le remboursement des médicaments par la sécurité sociale, ou la retraite par répartition. Il faut aussi continuer à construire l’Europe en sécurisant les acquis. On est à l’aube de la souveraineté partagée élargie, d’un véritable fédéralisme. Afin de pouvoir opérer des transferts de ressource intra-européens, il faut achever le grand marché européen des biens, des services et des capitaux. On n’a que 20 ans de retard ( ndlr depuis qu »en 1993, le marché intérieur a été réalisé autour des « quatre libertés » : libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux).  La question qui se pose aujourd’hui c’est des voir ce que veulent les états et entre autres ceux qui ne font pas partie de la zone euros… La plupart veulent y rentrer d’autres pas. .. qu’en sera t il de l »harmonisation des politiques fiscales et sociales? Les questions restent posées.

NDLR La zone euro regroupe les pays de l’Union européenne qui ont adopté l’euro (EUR, EUR) comme monnaie unique. Dix-sept pays de l’Union européenne, représentant près de 322 millions d’habitants en font partie au 1er janvier 2011. Plusieurs États membres n’ont pas encore adopté l’euro, soit parce qu’ils ne répondent pas encore aux critères d’adhésion, soit parce qu’ils ne le souhaitent pas. Parmi les derniers adhérents à l’UE, la plupart espèrent rejoindre la zone euro rapidement, quoique la crise économique a remis en cause cet empressement. La Lituanie, recalée en 2007 pour un excès d’inflation de 0,1 %, évoque une adhésion éventuelle en 2014 bien que la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė ait déclaré que cette date était irréaliste. La Lettonie est le seul pays qui s’est fixé une date butoir, elle souhaite intégrer cet espace en janvier 2014. La Bulgarie n’a pas communiqué de date butoir ou éventuelle quant à son adhésion à la zone euro. La République tchèque n’a pas communiqué de date butoir ou éventuelle quant à son adhésion à la zone euro. La Hongrie espère rejoindre la zone euro au plus tôt en 2020. La Roumanie espère rejoindre la zone euro au plus tôt en 2018. La Pologne n’a pas communiqué de date butoir ou éventuelle quant à son adhésion à la zone euro. La Suède a refusé l’adoption de l’euro par référendum en septembre 2003 et le débat n’a jamais été rouvert depuis. Elle ne possède cependant pas de dérogation comme le Danemark ou le Royaume-Uni. Le Danemark, qui avait voté non au traité de Maastricht avant d’obtenir quatre dérogations dont l’une sur la monnaie unique, a refusé l’euro par référendum en septembre 2000. Aucun nouveau référendum n’a été fixé à ce jour. Le Royaume-Uni possède une dérogation permanente qui lui permet de ne pas adhérer à la zone euro. Pour l’heure, le pays n’envisage pas de se lancer dans une démarche d’adhésion.

Question dans le public  : Pourrait on imaginer la faillite d’un Etat? Et si oui comment devrait réagir mon gestionnaire dans un tel cas pour éviter des  » dommages collatéraux » et la ruine des investisseurs dont il gère les compte? comment devrait il me conseiller?

 Réponse : Comment raisonne votre gestionnaire? Il gère votre argent… il a le devoir de pas le dilapider . Aujourd’hui nombreux sont dans le doute en ce qui concerne la conduite à tenir pour certains états… plus le taux d’intérêt augmente, plus il est difficile au pays de rembourser . Pour que les gestionnaires puissent de nouveaux retrouver confiance en ces pays, il faut qu’ils puissent penser qu’en prêtant aux états on est dans la sécurité. Votre gestionnaire va donc surtout se protéger lui même de faillites possibles.

Question: Mais moi, qui me protège? Vous n’avez pas répondu à ma question. Mon gestionnaire a t il un devoir de conseil?
Réponse: Il faut que des sanctions existent, applicables aux états qui dérapent. Oui, un état pourrait faire faillite. Avec la Grèce, les investisseurs privés ont abandonné beaucoup. C’est ainsi qu’on a évite la faillite. Les 2tats membres de l’union européenne  ont décidé qu’aucun autre état ne devait se retrouver dans cette situation. Mais pourtant Il existe des probabilités aujourd’hui de voir de nouveaux pays sombrer. Les clients des banques doivent le savoir: rentabilité élevée = prise de risque probable.

Question: oui mais qu’en est il du devoir de conseil de mon gestionnaire? ??

Rires dans la salle …

 

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