Le tabac tue plus que le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme réunis

Le tabac tue un fumeur sur deux. Pourtant, il est consommé partout dans le monde car il est vendu à bas prix et largement commercialisé à l’aide de techniques persuasives. Ses dangers sont souvent ignorés et les politiques publiques antitabac sont incohérentes. La plupart des effets nocifs du tabac sur la santé n’apparaissent que plusieurs années voire plusieurs décennies après avoir commencé à en consommer. Donc, si la consommation de tabac augmente partout dans le monde, la morbidité et la mortalité liées au tabac n’ont pas encore atteint leur maximum. Seuls des environnements 100% sans fumée protègent efficacement contre les dangers du tabagisme passif

Le tabac est responsable de 5,4 millions de décès par an dans le monde, affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son nouveau rapport sur la lutte antitabac, publié le 7 février 2008 à New York. Une tendance “catastrophique” à la hausse, surtout dans les pays en développement, s’alarme l’agence.

“Cinq pour cent seulement de la population mondiale habite dans des pays qui protègent totalement leur population en appliquant l’une des mesures fondamentales pour réduire la consommation de tabac”, indique l’agence des Nations unies. Ce rapport, qui fournit des données sur la consommation de tabac par pays, a été présenté par Margaret Chan, la directrice de l’OMS. Il montre ainsi qu’aucun pays n’applique complètement l’ensemble des six stratégies de lutte antitabac recommandées – dites stratégies MPOWER – et que 80% des pays n’en appliquent aucune. Par ailleurs, l’épidémie touche maintenant les pays en développement, où devraient survenir 80% des huit millions de décès annuels attribuables au tabac prévus d’ici 2030.

”Il s’agit du tueur numéro un.

“Le tabac tue plus que le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme réunis”, rappelle Douglas Bettcher, le directeur de l’Initiative pour un monde sans tabac de l’OMS. Bien que plus de 150 pays sont parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, entrée en vigueur le 27 février 2005, il y a une tendance “catastrophique”, explique Douglas Bettcher, notamment en raison d’un accroissement de la consommation de tabac dans les pays en développement. La Chine et l’Inde sont, selon l’OMS, parmi les pays les plus touchés par cette hausse de la consommation. “Les plus pauvres seront les victimes les plus nombreuses”, affirme-t-il, en ajoutant que les sommes déboursées par certains foyers pour l’achat du tabac pouvaient représenter jusqu’à 10% des dépenses. “Certains foyers au Bangladesh dépensent dix fois plus pour le tabac que pour l’éducation”, souligne-t-il, en dénonçant les effets de l’addiction…. “Les coûts engendrés par la consommation du tabac sont largement supérieurs aux ressources provenant de la collecte des impôts prélevés sur les produits dérivés du tabac”, dit-il. “Il s’agit tout d’abord d’une question de santé publique”…

Selon l’OMS, le tabac est responsable de la mort de la moitié de ses consommateurs. Si la tendance ne se modifie pas, il sera la cause de près d’un milliard de décès au XXIème siècle, contre 100 millions au XXème siècle.

LE RAPPORT DE L’OMS – GENEVE
Dans le monde, on compte plus d’un milliard de fumeurs et chaque année, près de 5 millions qui meurent à cause de la cigarette!

En France, la première cigarette est fumée peu après 11 ans. Mauvaise idée car, une fois que l’on a commencé, il est très, très difficile de ne pas devenir dépendant. Et oui, en plus du tabac, la cigarette contient de nombreux produits qui, en plus d’être super mauvais pour la santé, font en sorte que l’on devienne ‘accro’! Entre les goudrons toxiques, les gaz et les métaux, la fumée renferme plus de 4000 substances dont au moins 40 sont cancérigènes.Le tabac, réduit les capacités immunitaires, est responsable de 30% de l’ensemble des cancers, provoque 95% des cancers du poumon. La consommation du tabac demeure la première cause évitable de décès dans le monde.

Tandis que la recherche et ses résultats continuent de montrer les effets négatifs de la consommation de tabac sur la santé, et que le nombre de personnes affectées s’accroît, la liste des maladies liées au tabac s’allonge. On y compte désormais la cataracte, la pneumonie, la leucémie myéloïde aiguë, l’anévrisme aortique abdominal, le cancer de l’estomac, le cancer du pancréas, le cancer du col de l’utérus, le cancer du rein, la parodontie, et autres. Ces maladies s’ajoutent à la liste bien connue des affections liées au tabac comme les cancers de la vésicule, du poumon, de l’œsophage, du larynx, de la bouche et de la gorge, les maladies pulmonaires et cardiovasculaires chroniques, et les dommages au système reproductif.

Le dernier rapport du Surgeon General des Etats-Unis sur le tabac et la santé conclut que fumer provoque le cancer du col de l’utérus. Le cancer du col de l’utérus est dans le monde le plus meurtrier des cancers chez les femmes, avec plus d’un demi-million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

Cependant, ceux qui consomment du tabac ne sont pas seuls exposés à ses effets néfastes. Des millions de personnes dont la moitié des enfants dans le monde, sont exposées au tabac des autres, également connu sous le terme de tabagisme passif.La fumée rejetée par le fumeur contient davantage de toxiques (monoxyde de carbone, oxydes d’azote…) et de cancérogènes (goudrons, benzène…) que celle qu’il inspire. Résultat : la fumée est très nocive pour le fumeur mais elle l’est également et si e n’est plus, pour le non-fumeur.

Le crime profite aux seuls lobbies des cigarretiers puisqu’ils vendent leurs produits et encaissent leur bénéfices: l’état certes, encaisse des taxes, mais leur produit est effectivement absorbé par les dépense hospitalières engendrées par la consommation du tabac: donc bénéfice zéro, les frais de santé étant supportés par la sécurité sociale en France.

L’état ne représentant que la partie le plus riche et la plus puissante de la population, et il n’est donc jamais neutre. Le seul moyen de pression dont dispose le public c’est d’arrêter de fumer, car s”il n’y a plus de marché, les lobby baisseront les bras.

Les question essentielles que l’on peut vraiment se poser.

– Pourquoi y a t il encore 2 poids et 2 mesures?

– Comment se fait il que la vente des cigarettes ne soit toujours pas interdite?
On peut légitimement s’en étonner. En effet, par exemple lorsque le scandale du lait contaminé chinois éclate, en septembre 2007, la réaction ne se fait pas attendre. Les Européens recourent aux grands moyens en interdisant les importations de tous les produits pour enfants provenant de ce pays qui contiendraient du lait en poudre, comme le chocolat, les confiseries et les biscuitsn et ce “pour s’assurer que de tels produits ne sont pas importés sous quelque forme que ce soit”. Le numéro un britannique de la grande distribution Tesco annonçait quant à lui avoir suspendu, “par mesure de précaution”, la vente de bonbons d’origine chinoise . Quelque 53.000 enfants ont dû être soignés en Chine après avoir consommé du lait à la mélamine, un produit chimique utilisé dans la fabrication de colles ou de résines. Quatre enfants au moins sont morts.

Pourquoi alors continuer à autoriser la vente du tabac, qui est à strictement parler un véritable fléau mondial. Il n’y a qu’à regarder les chiffres officiels: 5 millions de morts par an, 15 000 chaque jour. La cigarette est le seul produit de consommation dont l’utilisation tue directement. Le nombre de décès devrait atteindre 8,4 millions en 2020 et 10 millions en 2030. Face à une telle menace, l’Organisation mondiale de la santé se mobilise et lutte contre le tabagisme. Responsable de 90 % des cancers du poumon, le tabagisme est la première cause de mortalité évitable.

source “le monde” .LE COMMERCE AVANT LA SANTE: Des responsables politiques si influençables…
Le tabac est un secteur économique qui reste exceptionnellement rentable. Non seulement les quarante-cinq millions de fumeurs américains consacrent près de 50 milliards de dollars par an à leur drogue, mais de nouveaux marchés étrangers, dont certains riches en perspectives, ajoutent aux recettes des grosses sociétés américaines. Philip Morris, le fabricant des cigarettes Marlboro (et de nombreux produits qui n’ont rien à voir avec le tabac), est en termes de rentabilité, la quatrième entreprise américaine. En 1995, il a réalisé un profit supérieur à 10 milliards de dollars. Ayant perdu la bataille sur le terrain scientifique surtout depuis que la firme Liggett (1,9 % du marché américain) a admis que le cartel du tabac ciblait les adolescents et n’ignorait rien du caractère toxicomane de sa production , le lobby des cigarettes a choisi d’investir une partie de ses immenses ressources dans le travail de pression politique, d’autant plus facile à exercer que, pour les élus, les frais de campagne ne cessent de flamber.
Lors des élections américaines… Des milliers de candidats et d’élus ont accepté de servir l’industrie de la cigarette après avoir accepté ses générosités. Parler de tabac, c’est donc aussi évoquer la vulnérabilité du système démocratique à l’influence corruptrice de l’argent . La vieille stratégie du lobby des cigarettes vise, grâce au financement des candidats, à éliminer les réglementations sanitaires pouvant nuire à son emprise sur les fumeurs. Les fabricants de cigarettes ont ainsi, directement, parrainé la « révolution » ultralibérale des républicains et, avant cela, une longue lignée de dirigeants politiques des deux partis. En 1996, quand ils ont financé la campagne de M. Robert Dole et celle de ses amis politiques, le candidat républicain à la Maison Blanche avait promis, dans l’hypothèse de sa victoire, de se débarrasser de M. David Kessler, le haut fonctionnaire qui livrait bataille contre le tabac, de freiner ou d’arrêter les mesures fédérales visant à endiguer la consommation de cigarettes , et de supprimer le financement des études sur les dangers de la nicotine et de la fumée. Pour les industriels du tabac, la réélection du président Clinton constitua donc un revers. D’autant que leur investissement avait été gigantesque. Le Parti républicain, qui, en 1993, avait déjà reçu 546 000 dollars des fabricants de cigarettes, en obtint près de cinq fois plus (2,4 millions de dollars) deux ans plus tard, l’essentiel versé par Philip Morris et RJR Nabisco. En 1995, 4 124 000 dollars provenant du tabac ont alimenté les caisses des deux grands partis ; et, de 1986 à 1995, l’industrie a consacré 20,6 millions de dollars aux élus qu’elle jugeait prometteurs. Le système politique des Etats-Unis reste, toutefois, plus assoiffé d’argent que jamais. La santé de la démocratie, comme celle du public, exigerait que les élus eux-mêmes réforment un système qui leur a permis de prospérer. Il n’est pas certain qu’ils s’y résignent volontiers.

* Ancien directeur du Conseil sur la politique du tabac,
Mark Pertschuk.
le Monde Édition imprimée — mai 1997 — Pages 22 et 23

1. Les “pro-tabac” » Qui sont-ils ?

La Confédération des débitants de tabac, présidée par René Le Pape, défend les intérêts des buralistes.
– Les fabricants de cigarettes : British American Tobacco, 3e opérateur sur le marché français avec 8,63 milliards de cigarettes vendues en France en 2005 ; le groupe franco-espagnol Altadis ; Philipp Morris…
– L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), présidée par André Daguin, représente les cafetiers, restaurateurs, propriétaires de boîtes de nuit et d’hôtels.

Leurs combats : En plus de la lutte contre la hausse du prix des cigarettes, les “pro-tabac” combattent aujourd’hui l’action gouvernementale d’interdiction totale de fumer dans les lieux publics.

 

Pourquoi les patch et autre médicaments aidant les fumeurs à s’arrêter de fumer ne sont ils pas ou très mal remboursés par la sécurité sociale?

Comme toujours lorsque trop d’intérêts sont en jeu c’est la loi du silence qui prévaut. Il n’est que de se souvenir du scandale du sang contaminé pour s’en convaincre. Certes, l’Assurance Maladie a annoncé le remboursement des substituts nicotiniques, les patchs. A compter du 1er février 2007 elle rembourse, pour un montant maximum de 50 euros par an et par bénéficiaire, les traitements par substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, inhalateur…). Ce montant correspond environ au premier mois de traitement. C’est à pleurer d’iniquité! chaque fumeur qui a déjà cherché à s’arrêter sait combien cela est difficile, combien sont nombreuses les rechutes: on ne le répétera jamais assez, le tabac est une drogue très puissante et très addictive et ces efforts semblent dérisoires face aux stratégies des cigarretiers.

Comparez par exemple, les méthodes de British American Tobacco, qui afin d’influencer les politiques, “a mis à la disposition des parlementaires des loges aux internationaux de tennis de Roland Garros, ainsi que des places pour assister au Mondial de foot en Allemagne. Le groupe a également organisé, avec le Club des parlementaires amateurs de havane, un dîner dans les salons de la présidence du Sénat, quelques jours avant la présentation du rapport de la mission parlementaire sur l’interdiction de fumer. Le président de la Confédération des débitants de tabac organise aussi régulièrement des petits-déjeuners avec les élus.

Pourtant on le sait maintenant, l’industrie du tabac nuit gravement à la société, elle se livre à la stratégie du mensonge sanitaire, économique, et politique. Minimisations de la toxicité du tabagisme actif et passif, de la dépendance, manipulations du produit pour accroître cette dernière, corruption de chercheurs … On peut donc sans erreur la décrire d’industrie mafieuse aux agissements criminels, car, lorsque l’on fabrique et vend un produit qui tue un sur deux de ses clients, les responsabilités sont immenses. Toutes les manipulations et tous les  mensonges qui alimentent la pandémie industrielle en question, sont meurtriers. Contrairement à ce que les industriels du tabac voudraient faire croire, la plupart des fumeurs ne fument pas par choix mais parce qu’ils sont dépendants de la nicotine. Un décès sur 5 en Grande Bretagne est causé par le tabac. Les cigarettes sont des instruments extrêmement efficaces destinés à fournir de la nicotine, et elles causent une dépendance aussi forte que la dépendance à l’héroïne et à la cocaïne.

Que reproche-t-on à l’industrie du tabac ? Des procès lancés aux Etats-Unis contre des fabricants de tabac dans les années 1990 ont permis de découvrir des millions de documents internes et confidentiels révélant les comportements délinquants de l’industrie du tabac. Ces documents ont dévoilé les stratégies des industriels du tabac pour contrer les politiques de santé publique. Ils ont en effet délibérément caché qu’ils savaient depuis les années 1960 que la cigarette était nocive, que la nicotine engendrait une dépendance physique importante et qu’ils jouaient sur la teneur en nicotine des cigarettes pour en augmenter les effets.

La lutte nationale contre le tabagisme
Dès février 2007, en France, l’interdiction de fumer concernait tous les lieux publics sauf les bars, tabacs et discothèques qui ont bénéficié d’un délai jusqu’en janvier 2008. La France a rejoint ainsi les nombreux pays européens qui se sont déjà engagés dans la voie d’une protection de tous à l’égard des risques du tabagisme passif. L’Irlande a été le premier pays à imposer une telle interdiction en mars 2004. Selon la Société irlandaise du Cancer, plus d’une personne sur dix a décidé d’arrêter de fumer en raison de cette nouvelle loi et le nombre de fumeurs qui sont parvenus à arrêter a augmenté d’un tiers. La protection des personnes non-fumeuses travaillant dans les bars, restaurants ou discothèques s’est largement amélioré. En janvier 2005, l’Italie bannissait la fumée des lieux publics, suivie par la Suède en juin 2005. Seule l’Angleterre n’aboutissait fin octobre 2005 qu’à une interdiction partielle qui ne satisfait personne et surtout pas le Collège royal de médecine.

Moins de fumée, plus de monde !
Certains établissements s’inquiètent des conséquences économiques de cette mesure. Une enquête de l’Institut national de prévention et d’éducation en santé (Inpes) devrait les rassurer. Elle a confirmé cette très large adhésion des Français qui envisagent en 2008 de continuer à fréquenter tout autant, voire plus souvent, les lieux publics libérés de la fumée de tabac. A peine perçoit-on une différence entre fumeurs et non-fumeurs… Dans le détail, 4 personnes sur 5 (79 %) sont tout à fait ou plutôt favorables à l’interdiction totale de fumer dans les restaurants (83 % des non-fumeurs et 73 % des fumeurs) ; elles sont trois sur quatre (71 %) dans les cafés-bars-pubs (83 % des non-fumeurs et 53 % des fumeurs) et deux sur trois (67 %) dans les discothèques (77 % des non-fumeurs et 48 % des fumeurs). Enfin, voilà des nouvelles qui devraient rassurer les professionnels de l’hôtellerie et du divertissement : qu’ils soient fumeurs ou non fumeurs, les Français déclarent massivement qu’ils ne changeront pas leurs habitudes ou qu’ils fréquenteront davantage les lieux de convivialité ! Ils déclarent ainsi qu’ils iront aussi souvent dans les restaurants (72 %) ou plus souvent encore (18 %), dans les cafés-bars-pubs (respectivement 73 % et 18 %) et les discothèques (respectivement 82 % et 12 %). Parmi les jeunes de 15 à 24 ans, ils déclarent même à 18 % qu’ils iront plus souvent. Si ces nouvelles dispositions séduisent en priorité les non-fumeurs, qui représente l’essentiel de la hausse de fréquentation, elle ne refroidit pas tous les fumeurs. Certains avouent même qu’ils fréquenteront plus souvent ces établissements (9 % pour les restaurants, les cafés-bars-pubs et 6 % pour les discothèques). Destination touristique privilégiée, la France pourrait également attirer davantage une clientèle internationale qui lui reproche encore trop souvent ses lieux publics trop “enfumés” et qui intègre de plus en plus la protection contre le tabagisme passif comme un critère de choix important. (Luc Blanchot)
Rapport du Royal College of Physicians (UK). Conclusions du rapport “Nicotine Addiction in Britain” (en 2000) :

Quels sont les principaux fabricants de tabac ?
L’industrie du tabac regroupe des compagnies internationales qui sont parmi les plus puissantes du monde. Six principaux fabricants de tabac se partagent 99% du marché des cigarettes : Philip Morris, nouvellement renommé Altria (Marlboro, Philip Morris, Chesterfield, L & M). British American Tobacco (Winfield, Peter Stuyvesant, Lucky Strike). Japan Tobacco International (Camel, Winston). Altadis (Gauloises, News, Royale, Gitanes, Fortuna). Altadis est un groupe franco-espagnol issu de la fusion de la Seita avec Tabacalera. Imperial Tobacco (JPS, Route 66). Gallaher (Benson & Hedges).
Quand l’hypocrisie est une stratégie: pourquoi l’industrie du tabac fait-elle des campagnes de prévention ?

L’industrie du tabac mène des campagnes de prévention du tabagisme en direction des jeunes dans certains pays : Programme ” Think. Don’t smoke ” – (Réfléchissez, ne fumez pas) orchestré par Philippe Morris. Campagne ” Be cool, be yourself ” – (Sois cool, sois toi-même) lancée par British American Tobacco et Japan Tobacco International. Des études ont démontré que ce type de messages n’avait aucun impact ou pouvait même être contreproductif, en renforçant l’attrait du tabac pour les jeunes. D’autre part, des documents internes de certains cigarettiers montrent que les véritables objectifs de ces campagnes sont moins louables : il s’agit, en fait, d’un exercice de relations publiques visant à améliorer l’image d’une industrie qui a beaucoup à se faire pardonner. Sources : (www.cnct.org) et ATC-Basset (www.tabac-stop.net).

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